crique Malmousque Marseille rochers turquoise

Anse de Malmousque : mon escapade secrète à Marseille où la mer murmure encore des histoires de pêcheurs

Imagine-toi descendre une ruelle escarpée de Marseille, l’air chargé d’iode et de jasmin, pour déboucher sur l’Anse de Malmousque, cette crique minuscule où les rochers chauffent au soleil comme une invitation à plonger. L’été dernier, j’y ai passé une après-midi entière, serviette en main, à écouter le clapotis contre les pointus amarrés, loin du bruit de la Corniche. Ce n’est pas une plage de carte postale avec son sable fin – non, c’est un coin brut, vivant, qui te ramène à l’essence même du Marseille d’antan. Et si tu cherches un spot pour te sentir vraiment méditerranéen, sans foule ni chichis, c’est ici que ça se passe.

Les origines oubliées de l’Anse de Malmousque : entre légende sanglante et parfums de varech

Remonte avec moi au XIVe siècle. En 1423, Alphonse V d’Aragon, furieux contre les alliés de Louis III d’Anjou, fait pendre une douzaine de notables marseillais sur un rocher face à l’anse – d’où son nom sinistre, l’Île des Pendus, que tu aperçois parfaitement depuis le ponton bétonné. La légende locale ajoute que ces suppliciés auraient mal dormi leur dernière nuit, donnant peut-être naissance au toponyme Malmousque, du provençal malamosca, « mauvaise mouche » ou pire, mau musc, pour l’odeur des algues en décomposition sous le soleil implacable. Première mention en 1286 sous Lumena Moscas, puis en 1610 comme « chemin de Mélamousque ». À l’époque, c’était un port de pêche animé, où les barquettes marseillaises – pas des pointus niçois, attention à ne pas confondre – rentraient chargées de loups de mer et de rascasses.

Les origines oubliées de l’Anse de Malmousque : entre légende sanglante et parfums de varech
Les origines oubliées de l’Anse de Malmousque : entre légende sanglante et parfums de varech

Jusqu’à la fin du XIXe siècle, l’endroit reste sauvage, inaccessible par ses sentiers raides. Puis viennent les premières maisons provençales, colorées d’ocres et de bleus, transformant ce hameau en quartier prisé. Aujourd’hui, la Société Nautique des Goélands gère un petit port de 55 places, où pêcheurs et plaisanciers cohabitent. L’air sent le sel, le gasoil des moteurs et les bougainvilliers en fleur – un cocktail qui te plonge direct dans l’âme méditerranéenne.

Se perdre dans le quartier : ruelles, vues et trésors cachés

Avant de filer à l’eau, flâne dans le dédale des ruelles de Malmousque, un sous-quartier d’Endoume dans le 7e arrondissement. La Traverse de la Fausse Monnaie, la Rue Va à la Calanque : ces noms évoquent déjà l’aventure. Les façades ocre se parent de lierre, les ponts en pierre surplombent la mer turquoise, et soudain, tu tombes sur l’archipel d’Endoume ou l’îlot de Gaby. C’est ici que j’ai croisé un vieux pêcheur réparant ses filets, qui m’a raconté comment sa famille occupait ces cabanons depuis trois générations. Authentique, tu dis ?

Ne rate pas les Bains Militaires, un ancien centre thalasso restauré réservé à la Légion Étrangère – un centre de repos niché dans ce calme improbable, à deux pas du Vieux-Port. Et pour les gourmands, le Petit Nice Passédat, trois étoiles Michelin, trône au-dessus d’une crique attenante. J’y ai dîné un soir d’automne : vue sur les lumières de la baie, et une carte qui sublime le poisson frais du coin. Si tu préfères casual, un pique-nique sur les rochers avec une recette de gaspacho maison rafraîchit l’été provençal.

Les spots baignade autour de l’Anse : Petit Nice, Fausse Monnaie et plus

  • Le Petit Nice : sous le restaurant étoilé, un coin d’habitués. Roches rugueuses, eau cristalline – on s’y baigne même en hiver. Attention, glissant et profond vite.
  • Anse de galets : à droite du port, accessible par escaliers. Minuscule, bondée en juillet-août, parfaite pour un plouf rapide.
  • Plage de la Fausse Monnaie : crique discrète près du petit port, idéale si les autres saturent. Galets et rochers, avec vue sur les pointus.

À proximité, la Pointe d’Endoume ou le Vallon des Auffes offrent des alternatives bétonnées. Mais rien ne vaut l’intimité de Malmousque pour sentir la Méditerranée comme chez elle.

Comment y aller sans galérer : mes astuces de local

Pas de voiture dans les ruelles – c’est piéton only. Gares-toi sur le Chemin du Génie, près des Bains Militaires : 10-15 places gratuites, peu connues, à 5 minutes à pied. Bus 83, arrêt Fausse-Monnaie, puis descente raide (porte des chaussures antidérapantes). En vélo ou trottinette, depuis la Corniche Kennedy, c’est 10 minutes plat avant la pente.

Comment y aller sans galérer : mes astuces de local
Comment y aller sans galérer : mes astuces de local

Meilleur moment ? Mai-juin ou septembre-octobre. Évite l’été : les Marseillais squattent les rochers avec parasols et cannes à pêche. Prévois chaussures d’eau (rochers coupants), crème solaire, et un sac isotherme pour la fraîcheur. Pas de douches ni WC – viens préparé. Et pour les familles : vigilance max, l’eau plonge vite à 3-4 mètres.

Que mettre dans ton sac pour une journée parfaite ?

  • Chaussons de bain palmés pour explorer les fonds (poissons et herbiers posidonies visibles).
  • Pique-nique méditerranéen : tapenade, anchois frais, pastis bien frais.
  • Appareil photo pour les couchers de soleil sur l’Île des Pendus.
  • Masque et tuba – l’eau est si claire que tu verras les étoiles de mer.

Activités pour prolonger le plaisir : balade, gastronomie et bien-être

Suis le sentier bétonné du Petit Nice jusqu’à la caserne : vue 360° sur la baie. Ou embarque pour une virée en bateau vers les calanques – l’Anse de Malmousque est un arrêt classique des croisières. Pour les âmes sportives, un paddle depuis le port te mène à l’îlot Gaby en 10 minutes.

Activités pour prolonger le plaisir : balade, gastronomie et bien-être
Activités pour prolonger le plaisir : balade, gastronomie et bien-être

Côté saveurs, associe ta visite à une dégustation de vins des Côtes-du-Rhône, ces rosés secs qui chantent avec les fruits de mer locaux. J’ai testé un accord avec des tellines ramassées sur place – divin. Et si tu rêves d’autres criques secrètes, ma virée à L’Ametlla de Mar en Catalogne t’appellera.

Pour le bien-être, les rochers invitent à la méditation : assieds-toi face à la mer, respire l’iode, laisse les vagues hypnotiser. C’est mon rituel anti-stress urbain.

FAQ : tes questions sur l’Anse de Malmousque

L’Anse de Malmousque est-elle adaptée aux enfants ? Pas idéale : rochers glissants, eau profonde rapidement. Privilégie les parents aguerris ; sinon, opte pour les Catalans.

Peut-on se garer facilement ? Oui, Chemin du Génie (gratuit, rare). Sinon, bus 83 ou Corniche à pied.

Y a-t-il des restaurants sur place ? Le Petit Nice (gastro) domine ; sinon, cafés dans les ruelles ou pique-nique.

Peut-on y nager en hiver ? Oui, habitués le font ! Eau à 14-16°C, combi recommandée.

Accès PMR ? Difficile : escaliers et pentes raides. Pas adapté.

Allez, file à l’Anse de Malmousque ce week-end – prends un pastis, saute du ponton, et reviens me raconter ton plouf dans les commentaires. Marseille t’attend, bras ouverts et vagues complices.

Publications similaires